jeudi 17 mars 2011

Délicieux chiken nuggets à la vache qui rit (sans oeufs)


               Une petite recette saine et sans prétention qui me sauve la vie tous les jours. Ma vie de tous jours a vraiment beaucoup changé depuis la naissance de bébé, et ma cuisine aussi. Je fais des choses beaucoup plus simples, plus rapides et plutôt que de ne pas les publier, je me suis dit que le blog allait être le reflet de ce changement. Qui n'aime pas les nuggets et ses dips??? Pourtant imaginer comment: et avec quoi ils sont faits dans le commerce me fait tourner de l'oeil... Alors dès que j'ai du blanc de poulet, j'en prépare une bonne quantité avec cette recette et j'en congèle pour les frire au besoin. Ils sont équilibrés puisqu'ils contiennent du fromage. A mon goût, parce qu'il n'y a pas d'oeuf, le fromage ajouté permet de bien faire adhérer la croûte. Et souvent épicés comme je les aime, pour la farce et pour la panure. Que demande le peuple??? Bein la recette:-))) Je l'ai découverte grâce à "Kiffeuse de nutella "de cuisine testée.
INGREDIENTS

-3 blancs de poulet (sans peau)


-5 portions de vache qui rigole
-1/2 oignon

-Sel, poivre (j'y ajoute d'autres épices, le tabil mfaoueh, du curcuma, et parfois hrouss ou piment pour la part des adultes, parfois encore persil ou coriandre hachés)

-Chapelure ( soit de la chapelure maison comme la recette de Requia ou pour dépanner du TUC écrasé comme ici)



PREPARATION:



Dans un robot ou hachoir, mettre le poulet coupé grossièrement, le fromage en portions, votre moitié d'oignon, le sel et le poivre (et éventuellement vos épices/herbes)

Mixez le tout puis ajouter de la chapelure jusqu'à obtention d'une texture maléable.

Formez vos nuggets et enrobez les de chapelure. (à ce stade je les laisse prendre au congélateur sur un plateau avant de les ranger dans un tupperware)

Faites les cuire dans un bain d'huile bien chaud.
Servir avec un dip tabalbiz comme dirait Yo (mayo, ketchup:-))) j'aime bien moutarde/miel, ou un dip santé comme du fromage blanc aux herbes:-))))




Pour les cuire à la sortie du congélateur, pas besoin de les décongeler: faire cuire à petits feux dans de l'huile chaude jusqu'à coloration.
J'ai déjà essayé de les cuire au four, ça ne donne pas un résultat aussi croustillant mais ça peut passer, ça mettra juste plus de temps.

Une autre recette de Nuggets?

mercredi 16 mars 2011

Des filles et... défis

            Voilà bien deux mois qu'on est pris dans un tourbillon d'événements, aux niveaux national et international. Je reste, pour la Tunisie, optimiste malgré tout. Malgré la colère contre les morts injustes, contre des actes de violence inexpliqués, et de vandalisme. Colère contre l'impunité dont bénéficient ici ou ailleurs certaines personnalités qui ont ravagé le pays. Colère contre la dictature de l'avis unique, de celui qui prétend usurper la "voix du peuple", qui a bon dos.  Je pense que seules les urnes sont à même de nous délivrer de tout cela, c'est pourquoi l'annonce de l'élection de l'assemblée constituante a constitué une bonne nouvelle pour moi, pour le moment. Le chemin est encore lent, long bien sûr, mais j'espère qu'on pourra être les éclaireurs. Une pensée émue pour nos frères lybiens qui sont massacrés par  un tyran, qui résistent malgré le silence, les hésitations scandaleuses de la communauté internationale si prompte à s'ingérer dans les affaires de Xou Y, à ceux qui ont fui vers le Sud tunisien, mais aussi à ceux qui sont encore en otages dans leur propre pays.
           J'ai surtout une autre raison d'être optimiste. Au millieu de tout ça,durant les jours et les semaines où j'étais cloîtrée avec grand bébé, à l'affût des bruits de tirs et d'hélicos mais aussi des informations sur la TV et  sur le net, il y a des personnes que j'ai appris à connaître et grâce à qui j'ai su survivre au pire et commencer à envisager le meilleur. Dans ces durs moments où j'étais souvent seule avec bébé, ce sont elles qui étaient là, par écran interposé, à une heure tardive, à me rassurer, à la veille du 14 janvier, quand Zom a été interpelé. Je ne l'oublierai jamais. Elles sont aussi de celles qui nous forcent à tenir nos bonnes résolutions, et certaines de ces résolutions ont déjà changé considérablement mon quotidien. Elles savent aussi nous secouer gentiment (oranginâââââ) et avoir le don présenter les choses de façon claire, nette, carrée quand on pédale dans la choucroute. Celle-là même qui a rendu merveilleux un récent séjour à Paris, mais chuuuuuuuuuuuuut elle ne veut pas que j'en parle:-)) Je sais qu'elles ne souhaitent sans doute pas lire tout ça, mais j'y tiens, parce que si je me remets à écrire, c'est aussi grâce à elles, et à leurs suggestions de recettes que je n'aurais jamais osé essayer:-)))
           Notre Annie nationale a lancé le défi de cette fois, soit deux recettes à customiser comme on veut. Une recette salée, des pâtes au citron et un dessert, la tarte tropézienne. Ce sont des recettes que je n'ai jamais goûtées, ni préparées, et que je n'aurais sans doute pas essayées si je n'avais pas confiance en l'expérience d'Annie, qui m'a convertie petit à petit (et bébé!!! et parfois mister!!!!!), dégustation à l'appui :
- au sucré- salé
- à certains plats de viande
- à des cuisines asiatisantes (nems, soupes, sauces etc.)
-  To be continued.......
         Je n'ai pas été très fantaisiste, juste quelques ajouts par-ci    par-là, et une version remixée façon mère au bord de la crise de nerfs. Les pâtes au citron ont été moins acides que je ne le redoutais, et gagneraient à être parsemées d'un fromage râpé qui le vaut bien et pas une "préparation au fromage" comme celle que j'ai utilisée. La tarte tropézienne a été la première occasion pour moi de préparer une brioche, et je dois dire que la recette utilisée pour la brioche m'a mise en difficulté malgré la MAP, je pense en utiliser une autre pour la prochaine, car il y aura sans doute une prochaine! Quant à la crème customisée façon express, elle se laisse déguster mais elle n'est pas aussi bonne que celle de la vraie mousseline déjà faite ici.

Pâtes au citron (pour 2 personnes) d’après la recette d’Annie


250 g de spaghetti, le jus de 2 beaux citrons, le zeste d’un quart de citron confit coupé en fines juliennes (pas de pulpe), 75 ml d’eau, 75 g de fromage râpé (du bon pas comme celui que j’ai dû utiliser), sel, poivre, du basilic frais (pour moi deux petits cubes congelés de basilic mixé avec de l’huile d’olive)copeaux de parmesan (ou plus facile à trouver ici et à prix raisonnable, du granpadano en grande surface ou du pecorino au marché central), une pincée de noisettes concassées.

1. Préparer la sauce en amenant à ébullition jus, eau, un peu de poivre puis laisser réduire à très petit feu (mais pas sécher ! j’ai dû rajouter un tout petit filet d’eau après). Réserver

2. Cuire les pâtes et égoutter.

3. Remonter à ébullition la sauce, y jeter citron confit, basilic, et le fromage râpé qui doit à peine commencer à fondre.

4. Y mettre les spaghetti et bien mélanger.

5. Servir avec les copeaux de parmesan et les noisettes concassées.

Ça se laisse vraiment déguster, mais je regrette d’avoir utilisé du fromage râpé de piètre qualité ! Je compte en refaire avec du bon fromage ET des citrons confits home made grâce à la recette d’Annie et avec les jolis citrons qu’elle m’a offerts, merciiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!!!



Cœur de brioche tropézienne d’après la recette de Sylvie

1. Préparer la crème avec un sachet de crème pâtissière, et en suivant les indications du paquet (généralement, du sucre et un demi-litre de lait), et y ajouter en utilisant le pied mixer 100 g de beurre tempéré afin de bien l’incorporer. Filmer au contact et réserver.

2. Préparer la brioche. J’ai suivi à la lettre les indications de la recette de Sylvie. Bien mal m’en prit, la pâte était liquide, j’ai dû ajouter au moins 100 g de farine !!! C’est ce qui a donné une texture un peu lourde à la brioche au final et pas très aérée…

3. Finaliser la crème : après repos, y ajouter encore 100 g de beurre tempéré de la même façon et bien l’incorporer au pied mixer. Réserver et monter au fouet pendant ce temps de la crème chantilly avec un sachet prêt à l’emploi (poudre+du lait froid selon indications). Ajouter délicatement la chantilly à la crème réservée. Laisser prendre un peu au frigo avant d’en garnir la brioche.

La crème, sans être tout à fait liquide, est un peu trop molle pour farcir la brioche. Sans doute parce que ce n’est pas une véritable crème pâtissière avec des œufs pour la tenue. Sans compter que le goût de la vraie crème n’a rien à voir bien entendu !! J’ai l’habitude pour faire vite un dessert d’utiliser le mélange crème pâtissière allégée avec de la chantilly, pour me dépanner. La crème mousseline (avec du beurre) requiert cependant une VRAIE crème pâtissière. Et pour garantir un meilleur résultat, j’utilise dans ce cas du « crémage », c’est un beurre spécial pour crème au beurre, qui s’incorpore facilement. A refaire donc dans les règles de l’art !!!!

Allez, un tour chez mes copines pour voir comment elles ont customisé les recettes: Yo, Wiss et Annie ZOUUUUU!!!

mercredi 19 janvier 2011

Fière d'être tunisienne. Quoi qu'il advienne.

A vous autres martiens qui ne le savez pas encore, la Tunisie est enfin libérée de BEN ALI.


En tant que bloggeuse culinaire, je n'ai jamais parlé de politique sur ces pages. Mon choix est d'abord dicté par la raison d'être de ce blog culinaire avant d'être un blog tout court. Mais ne nous leurrons pas, un certain Ammar 404 -censeur émerite de la blogosphère tunisienne- constituait une menace également. Ammar faisait disparaître certaines pages, certains sites, mais ne se privait pas de venir nous donner une leçon de citoyenneté mâtinée de reproches sous les traits de commentateurs absolument neutre et désintéressé. Ce fut le cas d'un certain Boubaker qui vint nous faire la leçon à Misscook et moi parce que nous avions rejoint la chaîne rouge (initiée en réaction aux événements du bassin minier de Gafsa)  et nous demander de retourner à nos casseroles. De près ou de loin, de façon inégale, les sbires de BEN ALI, la pieuvre des TRABELSI blessaient tous les tunisiens.
Ma dernière note fut un poème appelant à briser le silence et les chaînes. Je n'aurais pas l'indécence de prétendre-puisque les astrologues se multiplient ces derniers jours- que je voyais se dérouler les événements que nous venons de vivre. Je savais que rien ne serait plus comme avant, ça, oui, j'en avais l'intime conviction. La Tunisie avait le cancer depuis de longues années, le plus gros a été délogé, mais les Tunisiens restent encore sur leurs gardes. Prudents, mais surtout vivants, vifs, curieux comme on ne les a jamais vus.Comme je l'ai lu, "on avait 10 millions d'entraîneurs, maintenant on a 10 millions de politiciens", tant mieux, c'est bien le signe de notre survie mentale.  Je vois ça et là les médias étrangers parler de peur, de terreur et de chaos. Non!! Nous ne sommes pas en Irak, une solidarité incroyable a vu le jour ces deniers temps, une confiance plus grande que la peur, les peurs différentes qui peuvent nous habiter.Pour moi, celle de la récupération de tous bords. Nous sommes loin des extrêmes, pas d'abattement ni de liesse. Nous n'avons pas soif de sang, mais de justice. Tout le monde doit rendre compte de ce qu'il a fait mais surtout de ce qu'il fera.Je pourrais presque dire que ces derniers jours sont parmi les plus passionnants que j'aie vécus. Les plus drôles aussi tant je vois pulluler d'amnésiques, prêts à enfoncer des portes ouvertes, et condamner celui qu'ils acclamaient il n'y a pas si longtemps. Et si je devais n'en retenir qu'un acquis, c'est enfin le droit de NE PAS SE TAIRE!!!!
Ne l'oublions jamais , un vendeur  à la sauvette, diplômé au chômage peut faire tomber un dictateur!

vendredi 31 décembre 2010

Mes voeux...aussi

Cela fait bien longtemps que je n'ai pas écrit pour de nombreuses raisons, j'en citerai le manque de  temps, et la décence... Je vais pourtant suivre mon amie de Mosaiques et Oliviers, et présenter mes voeux pour que l'année prochaine soit meilleure, pour tous, partout dans ma Tunisie. Disons pour résumer que les mots me manquent, je cède donc la parole au poète tunisien défunt, Mnaouar Smaedh, dont j'apprécie particulièrement ce poème.

تونس تحدث أبناءها

ها أنا أرتقـب الفجـر بعيـن لا تنــام
والدجى يغمـر آفـاقي مذ سبعيـن عــام
من ترى لولاك يا نشء يواري ذا القتام؟
أنـت لي أحــلامي الغـر وآمـالي الجســام
فلتكن نورا يشيـع الموت في قلـب الظـلام
ها أنا أرتقـب الفجـر بعيـن لا تنــام

كنـت قبـل اليـوم أعتـز وأفـدي المننا
فـوق عـرش المجـد لا أعـرف ما معنى الفنا
تملـك الدهــر يميــني ويســاري الزمنـا
فـإذا العــزة شطــت وإذا الـذل دنـا
وإذا ايــامي البيــض سـواد قـد رنـا
كنـت قبـل اليـوم أعتـز وأفـدي المننا

أيهـا الجيـل أناديـك أنـا تـونـس أمك
أشتكي الفقـر فهلا أسبغ النعماء عزمك؟
أشتكي الجهــل فهلا ضاء في الآفاق علمك؟
أشتكي الإقطاع والحيـف فهـلا حـان يـومك
أشتكي الأمراض أنقذني ففي ذيـاك سقمـك
أيهـا الجيـل أناديـك أنـا تـونـس أمك

غيروا الوضع وفكوا القيد إن كنتم أباة
أي عـدل يقتل الشعب لكي يرضى الطغاة؟
بعضكـم يتـخم والبعض أمـانيـه الفتات
فئـــة تـرفـــل في الخـــز وآلاف عـراة
لست أرضى ما أتيتـم لا ولا تـرضى الحياة
غيروا الوضع وفكواالقيد إن كنتم أباة

 Source: 
http://www.moultaka.info/smadah/index.htm 

mercredi 17 novembre 2010

Muesli/granola aux accents tunisiens

         Voici ma dernière  addiction, ces temps-ci...Je ne m'en passe vraiment plus, et en dealeuse gourmande, j'en fais même partager aux copinettes. Un vrai mélange détonant et requinquant à déguster à la cuillère, tel quel ou comme je le fais avec du yaourt ou encore du yaourt à boire. Le lait ramollit un peu trop ces pépites et ces petites gourmandises, tandis que le yaourt apporte la ration de produit laitier sans gâcher leur croquant.

        Avant cette recette de Rose Bakery confiée par Clea et découverte  chez Scally, je n'en avais jamais essayé d'autres, trop découragée de la quantité d'ingrédients nécessaires et introuvables ici (comme dans  la délicieuse version de Nigella chez Céline, pour qui j'ai une pensée particulière au passage, courage!) ou par la trop forte présence de graines de ci et de flocons de ça. Les flocons d'avoine* sont bien chers ici, mais avec un paquet de 500 g , on en fait en 3 fois une bonne quantité (environ 600 g de délicieux granola), soit bien moins cher que des céréales toutes prêtes qu'on aura en travers de la gorge (prix prohibitif...). Les avantages de cette recette, si vous hésitez encore, sont:
- la facilité de préparation (pas trop de vaisselle)
- peu de sucre
- adaptable à l'infini selon vos fonds de placard
- sert au petit déjeuner mais aussi comme encas, dessert santé ou goûter. J'en prends avec moi avec mon lunch-box, et je me sens bien en forme
- atout santé et énergie, avec les fibres et les fruits secs et pas  trop de graisse

Intriguée par les figues séchées* et marinées à l'huile dont parlait Misscook et Annie, j'ai fini par en acheter et .. en devenir une vraie addict, bébé aussi! Ce sont elles et d'autres ingrédients en partie tunisiens que j'ai souhaité utiliser pour cette superbe recette. Et comme c'est le moment des cadeaux gourmands, et que j'en ai déjà offert à une amie (qui a tout de suite tout dévoré:-), ça tombe bien. Je regrette que la photo ne leur rende pas vraiment honneur, elle est prise à partir de mon téléphone...
INGREDIENTS
150 g de flocons d'avoine
150 g d'un mélange amandes blanchies et noisettes très grossièrement hachées (je le fais au mortier mais il doit en rester plein de morceaux)
50 g de bananes séchées
50 g de raisins secs
100 d de dattes degla de préférence
100 g de figues séchées et marinées à l'huile d'olive  "chriha fi zit"
50 g d'abricot sec
50 de bon chocolat noir
2 cs  rase de sucre brun (facultatif)***
1 cs d'huile d'olive
4 cl  de jus de fruit (mangue, ou orange pour moi) et 2 cl d'eau de fleur d'oranger

PREPARATION

  1. Préchauffer le four à 180°. Mélanger flocons d'avoine, amandes, noisettes, sucre, olive et jus+eau florale. Tout  mélanger et déposer sur un plateau sulfurisé. cuire pendant environ une vingtaine de minutes en mélangeant parfois, ça doit blondir un peu mais pas trop foncer.
  2. Pendant ce temps, couper en morceaux dattes, figues,abricot et réserver avec les raisins et les bananes grossièrement émiettées.
  3. Dès la sortie du four, verser le tout dans un gros bol en verre, laisser tiédir. Ajouter ensuite les fruits secs réservés. Une fois froid, ajouter des copeaux de chocolat noir ou des pépites coupées en couteau(sinon ils fondent et tachent le reste sans donner ce goût de chocolat). Bien mélanger et conserver dans un bocal hermétique ou un petit bocal à offrir!
NOTE SUR LES INGREDIENTS
* J'utilise celui de la marque Bjorg, 500 g coûtent 9 dinars environ ici, ce qui n'est pas donné mais c'est largement rentable. Il y a aussi des flocons bio tunisiens certainement moins chers, mais je ne les ai pas encore essayés.
**"chriha fi zit" et non simplement "chriha" qui sont en collier et souvent dans des conditions d'hygiène déplorable...J'en ai acheté chez Majoul (mon épicier préféré) et chez un autre vendeur à côté du marché central. Ceux de Majoul sont absolument délicieux, les autres bons sans plus.
***j'utilise du sucre de canne semoule foncé de marque HYGIENA, vendu en grande surface environ 9 dinars le sachet d'un kilo. Il y a deux types, une sorte de sucre raffiné, humide, et un autre dont la texture ressemble un peu plus au sucre semoule. Je préfère le premier quant à moi(celui de la marque HYGIENA), il est  vraiment délicieux dans des gâteaux ou pain d'épices ou encore certaines sauces (celle du sticky toffee pudding). Il y a également du sucre brun tunisien moins cher il me semble, mais là encore je ne l'ai pas encore essayé.

lundi 15 novembre 2010

La mrouzia de ma grand-mère, un délice sucré-salé

           Avec le temps, et en passant de l'autre côté du miroir (d'étudiante à prof), je me dis que je suis devenue une élève vraiment pénible. Je pose trop de questions, j'hésite beaucoup, abandonne tout en cours de route, je n'ai absolument pas confiance en moi bref, une vraie calamité. Je plains mon moniteur d'auto-école, qui a dû mille fois arrêter la voiture, et dans le calme du désespoir sans doute, m'expliquer stylo en main pourquoi il faut mettre l'embrayage avant de tourner là pour freiner au maximum quand on tourne à vitesse très lente -dit comme ça, ça doit paraître faux, ou alors je n'ai toujours rien saisi mais j'ai quand même eu mon permis, du premier coup. Je ne me l'explique toujours pas. Mon zom non plus.A l'heure qu'il est, il dort au chaud dans un tiroir. Le permis:-)))Mais je m'égare...
         Il m'arrive toutefois de vouloir contredire le destin et  de vouloir être  l'élève modèle , du moins sur le plan culinaire. Moi qui n'ai jamais rien pu apprendre in vivo, qui ai toujours parcouru  livres et blogs pour cuisiner, je vais me rattraper. Et même si c'est pour faire des choses que je n'apprécie pas spécialement, voire que je ne consomme pas, ce serait bête de passer à côté de cet héritage. Pas de "mais", pas de discussion (je m'en souviens encore de ce que me disait le moniteur "pas de discussion quand tu passeras le permis hein????Ne me fiche pas la honte devant l'examinateur!!!"), je viendrai avec mes outils à la main, et ma langue bien rangée pour noter, prendre des photos et apprendre. Plus tard, reproduire, pas forcément réussir, mais en tout cas, essayer.Il paraît que les leçons avec les mamies sont in, ce n'est pas Loukoum de Beau à la louche qui me contredira:-)) Premières leçons l'année dernière pour moi avec tata N.  autour des pâtisseries tunisiennes. Le plus dur restait à faire: leçons de ma grand-mère, impressionisme en liberté (une mesure et son contraire cinq minutes après mais pas discussion on a dit!!!!!), et plat phare aux dires de ceux qui l'ont dégusté. Je ne l'ai pas fait, je pique comme je le faisais déjà enfant les marrons tendres, sucrés mais pas écoeurants, mais j'ai préparé à quatre mains pour mon beauf que j'adore ce plat, parce qu'il ne mange ni poulet ni poisson. Il en a été tout content, c'est l'essentiel! C'était pendant un dîner ramadanesque, l'heure est venue de poster la recette, elle se fait habituellement dans les jours qui suivent l'aid el kebir.

On l'appelle parfois kastlia, il y a aussi la méchmachia (elle figure au menu de Mamie Lilly et mes amies s'en étaient régalé) à base d'abricot sec. J'apprend aussi qu'il y a une "mrouzia" de Fes, mais un peu différente. De la "mrouzia" je ne connais que celle de mimi, simple, pas trop chargée en saveurs, à peine sucrée, viande bien tendre et fans transis qui commandent leur part à l'avance. Il semble, mais elle ne l'avouera jamais ou ne s'en souvient pas (ce qui revient au même), que les origines du plat aient quelque chose à voir avec le Cap-Bon d'où mon grand-mère maternel est originaire. Je garde l'appellation qu'elle utilise elle, ni "kastlia" ni "marqua hloua", c'est sa "mrouzia" et puis c'est tout!!!!

500 g de viande d'agneau (de beaux morceaux dans le gigot), 200 g de marrons trempés la veille avec un relooking à leur faire aussi (lire plus loin), 200 de pois-chiches trempés la veille, 200 g amandes blanches (sans peau), 200 g de raisins secs (pas trempés), 1 cc bombée de curcuma en poudre ( ou de safran), 1 peu de poivre,  1 peu de sel.
Relookage des marrons: on les trempe la veille de la cuisson dans de l'eau froide, après on les rince et on s'amuse à décoller toutes TOUTES les petites peaux qui seraient restées entre les plis après trempage, et plus vite que ça!!!
  1. Mélanger viande, épices, pois chiches, 2 verres  d'eau (25 cl environ) et mettre sur feu moyen dans une cocotte minute mi-ouverte durant un quart d'heure pour que les épices imprègnent la viande.
  2. Ajouter alors 1 litre d'eau, fermer la cocotte pour une cuisson de 20 minutes  environ. Ouvrir, vérifier la cuisson des pois-chiches (les pincer), ajouter alors 500 ml d'huile neutre (pas d'olive) et refermer pour encore 20 mn.
  3. Ouvrir la cocotte, a jouter les marrons trempés et relookés, les amandes, lavées, cuire 15 mn, cocotte fermée, ajouter un verre d'eau à continuer une dizaine de minutes la cuisson, cocotte mi-ouverte, les marrons doivent s'attendrir. On ajoute alors 25 cl d'eau de fleur d'oranger et 1 verre rempli (soit environ 20 cl) de sucre en poudre. Continuer une quinzaine de minutes (cocotte mi-ouverte), l'eau doit presque s'évaporer. Terminer par l'ajout des raisins secs, et éteindre.







On pourrait par ce luxe de détail être perdu, moi la première. J'ai bien essayé de prendre des mesures exactes mais c'est bien difficile avec une grand-mère et puis les mesures changent selon l'aspect, la quantité etc. Elle cuit cela dans une cocotte minute mais de toute petite taille, ce qui permet à la fois de cuire vite et bien mais donne un risque de rater la recette (pour le commun des mortels, comme vous et moi). En fait, la cuisson aura duré une heure et demi environ, et comme je l'ai observée, elle se fie à l'aspect dans l'ordre : des pois-chiches (pas tout durs), de la viande (doit pouvoir se pincer avant de mettre le reste des fruits secs), des marrons (tendres) et de la sauce (pas d'eau sinon ça se gâte vite alors que c'est un plat qui se garde). Je compte en refaire bientôt, histoire de me ridiculiser, et en donner à ma belle-soeur qui adore ce plat mais n'avait pu en goûter ce ramadan, et qui  regrette de devoir être mon premier cobaye:-))) après avoir goûté il y a longtemps la vraie mrouzia de ma grand-mère...
J'oubliais l'essentiel, un jour je fêterai peut-être l'aid el kebir de A à Z, qui eût dit que je ferai une mrouzia un jour, et que j'en posterai la recette??? Pour le moment, et pour longtemps je l'espère, j'en fais profiter une personne qui n'en a pas du tout les moyens, c'est tout comme et c'est même le plus important je pense...Mais que cela ne m'empêche pas de vous le souhaiter et de souhaiter à tous les musulmans un aid moubarak! Une saluation spéciale à toutes mes amies bloggeuses, de Tunisie et d'ailleurs et une pensée à Wiss qui aurait sans doute apprécié ce plat:-)

dimanche 14 novembre 2010

Entremet au kaki (fruit du paqueminier) pour fêter l'automne

Le Kaki, pour moi, jusqu'à l'année dernière, c'était juste le cousin tunisien du gressini vendu dans la rue un peu partout ici. Voilà qu'un jour, l'automne dernier, je tombe sur ce fruit qui ressemble à une tomate mais avec une couleur orange. Je demande au vendeur ce que c'est, il me dit "krima" (= "crème" , c'est son nom en tunisien), et m'apprend que cela se mange à la cuillère une fois que c'est mûr. J'ai beaucoup attendu avant que cela mûrisse, je ne savais pas comment accélérer le processus et je m'en suis régalée avec bébé. Cela possède un goût sucré avec un tout petit arrière-goût acidulé souvenir de son état encore ferme, l'ensemble est fort agréable en bouche.
Cette année, dès l'arrivée de l'automne, je guettais les premiers kakis (vérification faite c'est bien un fruit d'automne), et j'en ai pris une bonne quantité, que j'ai enfermé dans un sachet avec une pomme, ça mûrit ainsi beaucoup plus vite. J'ai alors décidé d'en faire un petit dessert sans prétention en utilisant le matériel que j'avais sous la main. Pas de montage en cercle, je n'en ai pas de petits pour des entremets individuels, mais un montage à l'envers avec mes moules en silicone. C'était bon, léger, et ça n'avait pas de chance: un coup pas de batterie pour la photo, un autre l'assiette a été cassée. J'avoue que je n'ai pas eu la patience de photographier en coupe après tout ça. Va falloir me croire sur parole:-)  La réalisation en est d'une simplicité enfantine en tout cas, et rapide avec ça. Le résultat en est léger, frais et doux à la fois.

INGREDIENTS (pour 8 savarins moyens)
La pulpe de 2 gros kakis bien mûrs
2 pots de fromage frais type jokey
1 pot de crème fraîche (18 cl)  fouettée avec un sachet de crème fixe
Pour le biscuit: 3 oeufs blancs et jaunes séparés, 75 g de sucre, 75 g de farine
De la gélatine en poudre, un peu de jus de fruit et du sucre au goût
ETAPES
  1. Préparer la crème prise. Travailler le fromage frais avec un peu de sucre au goût et y ajouter quelques dés de kakis prélevés de la pulpe. Fouetter la crème, puis l'incorporer  au fromage. Dans deux cs de jus, faire fondre au micro-ondes une cc de gélatine, et ajouter en mélangeant au reste. Laisser reposer un peu avant de remplir les moules mais pas complètement (pour laisser la place à la base biscuitée), mettre au frais.
  2. Blanchir les jaunes avec le sucre en l'ajoutant progressivemenbt, et y ajouter la farine petit à petit. Battre les blancs en neige ferme, les ajouter délicatement. Etaler le tout sur un plateau siliconé à 1 cmd'épaisseur environ, et cuire 8 minutes environ à 180°. Dès la sortie du four, renverser sur un torchon humide, et après quelques minutes décoller le papier siliconé.
  3. Couper quelques carrés de la taille des moules (il m'en est resté pour un mini-roulé) et les déposer en appuyant un peu sur les moules remplis pour faire adhérer. Laisser prendre quelques heures.
  4. Donner un coup de mixer dans le reste de pulpe de kakis, et y ajouter une demi-cc de gélatine fondue au préalable comme précédemment dans très peu de jus. Une fois les petits gâteaux démoulés, remplir la partie vide des savarins avec le coulis de kaki, et le laisser aussi prendre une petite heure avant de déguster.
Je poste quelques minutes avant la fin du délai pour le délicieux jeu de Cécilia "l'automne dans votre assiette", ouf ouf ouf une véritable course. J'aurais bien voulu participer avec plus d'une recette mais par manque de temps, seule celle-ci est prévue, écrite, prise en photo( enfin presque:-) et postée.
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